Mgr Georges Pontier | 26 décembre 2025
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'Il aime. »
Chers Frères et Sœurs : voici le chant de Noël, celui des anges autour de la mangeoire de Bethléem où Marie et Joseph viennent de déposer Jésus qui vient de naître. Ils l'entourent de toute leur affection, de leur émerveillement. Ils ne voient que lui. Ils n'ont souci que de Lui. Ils n'ont de cœur que pour lui. Leur joie leur vient de Lui. Ils sont loin de chez eux, ils n'ont presque rien. Mais ils ont tout : ils l'ont entre leurs mains, ce petit qu'ils attendaient, fragile comme la vie, fort comme l'amour. Vous êtes nombreux ce soir ici à savoir ce qu'est ce moment unique de la naissance d'un enfant, d'un premier enfant, de l'enfant qu'on attendait.
Et nous voilà, nous tous qui attendons la venue de Dieu, qui savons sa promesse. Nous savons et nous croyons que « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils son unique non pas pour juger le monde mais pour que par lui le monde soit sauvé. » Et nous croyons que Jésus a donné le salut, a apporté le salut, a vaincu la mort et tout ce qui détruit la beauté des hommes. Il a apporté le salut. Il a apporté l'amour, la joie, la paix, la fidélité. Il a apporté la fraternité comme le chemin de la vie. Dieu s'est fait frère. Celui qui est à l'origine de toute vie s'est fait frère, l'un de nous, semblable à nous en toute chose à l'exception du péché. Dieu s'est fait frère.
Oui, le chemin de la vie c'est celui de la fraternité, c'est celui que nous a révélé Dieu. C'est celui que Dieu a emprunté pour révéler son visage d'amour infini.
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière, annonçait le prophète Isaïe. Nous aussi nous marchons parfois dans les ténèbres, les ténèbres de la dureté de la vie humaine, celles qui relèvent de notre fragilité, celles qui relèvent de notre méchanceté, de notre orgueil, de notre violence, de nos enfermements, de nos envies. Nous les connaissons, ces ténèbres ! Mais nous connaissons aussi les lumières de la vie. Et elles sont nombreuses. Et ce soir derrière les lumières de Noël, le sourire de l'enfant qui vient qui naître, le sourire de Marie et de Joseph regardant leur enfant et se regardant avec joie, nous voyons les sourires de la vie : les sourires des parents sur leurs enfants, ceux des soignants sur ceux qu'ils entourent, les sourires des humanitaires de toute sorte, les sourires des artisans de paix, les sourires de ceux qui viennent au secours de ceux qui sont dans le besoin, les sourires humbles et profonds de ceux qui sont venus au secours de leurs frères traqués, le sourire de ceux qui accueillent et alphabétisent des immigrés, les sourires multiples de la vie, ceux des repas solidaires en ces jours..
Il est là à l'œuvre Celui qui est venu à Noël et qui a insufflé dans l'histoire humaine le souffle de son amour, la puissance de son amour qui relève, qui guérit, qui espère, qui se donne, qui apprend à aimer jusqu'au bout.
Oh chers frères et Sœurs, chantons-le Ce Dieu qui donne, qui se donne, qui ne cesse de donner. Il n'est qu'amour. Soyons à son image, Lui qui nous a créés à la sienne. Dieu est amour, Dieu est lumière, Dieu notre Père. Son image se reflète en nous quand nous sommes des ouvriers de paix.
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'Il aime. » Mgr Georges Pontier