Une église-sanctuaire au cœur de Toulouse

Sanctuaire Saint-Jérôme L'adoration perpétuelle au cœur de Toulouse

Baptisés « dans l'Esprit Saint »…

Père Michel Pagès |  16 janvier 2026

Nous ne quittons pas tout à fait Jean le Baptiste quand il dit : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui, Jésus ». « Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1, 29-34). Sa parole prophétique ne cesse de nous enseigner sur la place de l'Esprit Saint et son impact en nos vies ! Jésus dira, au cœur de la Synagogue ; « L'Esprit de Dieu est sur moi, il m'a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle du Salut » (Lc 4, 18). Il dira à ses disciples ; « Recevez l'Esprit Saint » (Jn 20, 23). St Paul commentera ; « La preuve que nous sommes des fils, c'est que nous avons reçu de son Esprit, non de servitude mais de liberté, qui nous fait appeler Dieu, Père » (Rm 8, 15).        L'Esprit ne nous a pas été donné pour rester caché, il nous a été donné pour se faire entendre et agir en nos vies. Pardon, mais ces citations ne sont pas symboliques ! L'Esprit Saint donné le jour de notre Baptême ne cesse de vouloir agir, il fait partie de nous, il bouge et veut nous faire bouger. Il vit et veut nous faire vivre comme un compagnon fidèle et bien réel. Au risque de « contrister l'Esprit Saint de Dieu en nous » dira St Paul (Eph 4, 30). Mais comment prendre la mesure de sa présence et de son action ? Peut-être en prenant conscience de nos besoins et de nos manques ! Je suis frappé de cela, car il ne s'agit pas d'abord de « mériter » mais d'accueillir ! Il veut agir lorsqu'on prend conscience de nos pauvretés et de nos limites ! Il se propose dès que nos blessures se font jour et qu'on a besoin de guérir ! Il est « présence » lorsqu'on ressent le vide, l'absence ! Face aux défis de la vie et tout ce qui a visage d'épreuves, il se présente comme force et courage. « C'est l'Esprit Saint qui vient au secours de notre faiblesse et qui intercède en notre faveur « (Rm 8, 26). C'est encore lui qui, face aux querelles, aux jalousies, nous fait prendre conscience de notre vocation à être frères et sœurs dans la Foi. Il se propose parfois comme une aide, une protection, une délicatesse inattendue. On pourrait citer tant et tant de passages bibliques mais le vrai signe que l'on a reçu l'Esprit Saint tient à notre capacité à le laisser agir.   Un saint évêque de terrain, Hilaire de Poitiers, au IVe siècle, disait: « Parfois l'Esprit Saint ressemble à ce souffle qui gonfle les voiles de nos vies et de nos choix, en avons-nous conscience ? Alors ne craignons pas de lui demander la lumière de l'intelligence des choses, la noblesse et la vérité de notre langage, la justesse des mots de la Foi pour en vivre ».    Où en êtes-vous de cette prise de conscience et de ce réalisme de l'Esprit Saint dans vos vies ? Comment le nommez-vous ? Comment l'appelez-vous et à quels moments ? Etes-vous si sûrs de l'invoquer ? Lors de votre Baptême, c'est « dans l'Esprit Saint de Dieu que nous avons été plongés ». Qu'en faîtes-vous ? Père Michel Pagès, recteur du Sanctuaire

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Homélie du Dimanche 11 Janvier 2026

Mgr Georges Pontier |  11 janvier 2026

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » C'est avec cette parole du Père que s'achève le temps liturgique de Noël et de l'Epiphanie. L'Esprit de Dieu, comme une colombe descend sur Jésus qui remonte de l'eau dans laquelle Jean Baptiste vient de le baptiser. Tout nous est donné pour que nous entrions dans le mystère de l'œuvre de Dieu, de la folie de son amour pour l'humanité. Et Jean-Baptiste, par sa réaction « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi et c'est toi qui viens à moi ! Alors Jean le laisse faire » nous rappelle Pierre qui, plus tard, ne voudra pas que Jésus lui lave les pieds juste avant cette autre descente dans les eaux de la violence et de la mort.

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« On ne naît pas chrétien, on le devient »    Tertullien IIIe siècle 

Père Michel Pagès |  9 janvier 2026

La fête du « Baptême du Seigneur » vient clore ce que l'Eglise appelle « le Temps de Noël » en mettant sous nos yeux cette mystérieuse demande de Jésus qui veut recevoir « le baptême de Jean » dans les eaux du Jourdain (Mt 3, 13-17). J'entends encore, ici ou là, des troubles concernant le sens profond de cette demande. Selon la Foi Chrétienne, Jésus est bien « l'auteur du Baptême » et c'est « en lui que nous sommes baptisés », mais il nous faut accueillir l'étape de Jean le Baptiste pour en comprendre le sens. Clairement Jésus se met « au rang des pécheurs que nous sommes », il en prend l'humanité, il s'incline dans cette eau trouble du Jourdain qui, en soi, n'a rien à purifier en lui. Mais qui annonce tout ce qu'il vient porter, assumer, du péché des hommes afin de les sauver. Beaucoup de Pères de l'Eglise, dans la longue histoire des siècles, ont aimé saluer ce « mouvement d'abaissement » de Jésus. Car Jésus ne va cesser de « s'abaisser » pour rejoindre et sauver : sa naissance de pauvreté, sa vie cachée de Nazareth, sa vie publique de dépouillement, et sa passion jusqu'à l'infamie du bois de la Croix. Le Baptême dont nous sommes marqué, le seul Baptême qui sauve, prend sens à la manière d'un cheminement qui nous fait devenir toujours davantage ce que nous avons vocation à être. Tertullien disait au 3e siècle : « On ne naît pas chrétien, on le devient ». Comme une prise de conscience que Dieu vient nous chercher là où nous sommes pour nous élever à une dignité qui est toujours « en devenir ». Nous ne mesurerons jamais assez cette évidence de Foi. On peut parler du « cadeau du Baptême » car il prend en charge nos humanités et révèle un visage toujours en construction et en projet. Le Baptême est bien un « don », « une Grâce » mais qui opère tout un travail de purification, de prise de conscience. En avons-nous pris conscience ? Mais ce « mouvement » ne dit pas tout. Dans le texte entendu, il en appelle un autre, ou plutôt une parole qui est toute aussi nécessaire et incontournable. « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui je trouve ma joie et en qui j'ai mis tout mon amour ». A tous ceux qui reçoivent le Baptême, cette parole est destinée. Elle renvoie au visage paternel de Dieu et croise le regard des parents qui sont en vocation de s'émerveiller de leur enfant. Le Baptême est un chemin où Dieu « se montre Père » au sens de l'éducation qu'il nous destine pour comprendre et vivre les mots de la Foi. En avons-nous conscience? Père Michel Pagès, recteur du Sanctuaire

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Homélie du 4 Janvier 2026

Mgr Georges Pontier |  4 janvier 2026

L'Epiphanie est le grand jour, fêtée par les Eglises d'Orient : c'est celui de la manifestation de la royauté sur tous les peuples de l'enfant de la crèche. Dans la maison où se trouve l'enfant et sa mère viennent d'Orient, des mages qui ont vu se lever l'étoile : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l'Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » Matthieu rapporte seul cet épisode et accompagne ainsi la foi des premiers convertis du monde juif auxquels il s'adresse en premier, vers le grand mystère que dit St Paul dans la lecture que nous venons d'entendre : « les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ, par l'annonce de l'Evangile. » Celui qui vient de naître vient pour tous les peuples, Lui qui est le Sauveur, le Dieu à l'origine de toute vie, le Dieu unique. Matthieu par l'épisode des Mages montre que ce roi des juifs n'est pas que celui des juifs, mais de tous les peuples. Luc avec l'annonce aux bergers montre qu'il est le Dieu de tous, et même des plus pauvres, des méprisés, des sans grade.

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Des étoiles plein les yeux ?

Père Michel Pagès |  1 janvier 2026

Comment entrer de manière nouvelle dans cette fête de l'Epiphanie, de la « manifestation » du Seigneur, sinon qu'en redonnant à ce mot « étoile » tout leur sens et leur interprétation de « signes »? Ces fameux « mages » scrutent le monde et voilà qu'ils voient dans une étoile comme un signe ! L'observation du monde, ils connaissent, mais voilà que dans leur recherche, ils se découvrent comme attirés, emportés par un signe. C'est à ce point qu'ils quittent leur terre et leur recherche pour se mettre en route. C'est le premier appel de cette fête : nous avons vocation à lire « les signes »en chacune de nos vies, ce qui a valeur de » signe » en notre vie et qui nous met « en route », qui nous remet en route, nous déplace, nous fait avancer ? Cela peut arriver à tout instant et chacun le vit à sa façon. Cela vaut non seulement dans notre vie personnelle mais pour la vie du monde : est-il capable de « lire les signes que Dieu envoie » et qui ont vocation à l'interpeller, à le changer, à l'accomplir d'une certaine façon  Interpellation qui traverse le temps et l'histoire et qui s'origine dans l'évènement de Noël… Le récit parle de « présents » ou de « dons » et cela peut nous instruire… Il y a ce qu'ils empotent pour l'enfant, mystérieusement annoncé, et il a le sens que ces dons prennent au-delà de leur valeur propre. L'or pour un enfant qui se révèlera roi, l'encens pour un enfant qui se révèlera Dieu, la myrrhe pour un enfant qui se révèlera vainqueur de toute mort. Leurs dons prendront du sens pour le bonheur de tous. Comme, une prise de conscience que Dieu en Jésus, « se donne à eux », en se donnant à connaître et que leur vocation est de le découvrir à leur tour… Dieu appelle toujours, Dieu parle et Dieu fait signe. Dieu donne bien plus que ce que nous donnons. Dieu montre la route et se donne à connaître. Voilà de quoi nous rejoindre. N'est-ce pas tout l'enjeu de notre Foi ? Se laisser appeler, rejoindre, interpeller, envoyer pour donner à notre tour en y investissant notre  liberté. Nous fêtons aujourd'hui, le mystérieux appel que Dieu adresse à l'humanité toute entière. Il appelle tout homme à le connaître et à partager sa vie. Confions tous ceux qui cherchent le sens de leur existence et notre monde en fragilité …

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Homélie du Dimanche 28 Décembre 2025

Mgr Georges Pontier |  28 décembre 2025

La fête de la Sainte famille, le dimanche qui suit le jour de Noël, nous invite à prêter attention à ces liens humains qui marquent nos vies comme ce fut le cas pour Jésus. Il est né à Bethléem, puis fut conduit par Joseph et Marie se réfugier un temps en Egypte avant de vivre le plus long de sa vie terrestre à Nazareth, village perdu de Galilée.

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