Eglise Saint-Jérôme L'Adoration Perpétuelle à Toulouse

2ème dimanche de carême 2019 TRANSFIGURATION

17 mars 2019

Chaque année le second dimanche de carême nous donne d'entendre dans la lecture de l'évangile le récit d'un événement bien mystérieux qui s'est passé ‘sur la montagne' : Jésus, en présence de seulement trois de ses disciples, Pierre, Jean et Jacques, qu'il avait emmenés avec lui, s'est mis à prier.
« Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d'une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire.»
Cette Transfiguration de Jésus révèle d'une manière nouvelle aux trois apôtres qui en sont les témoins la gloire de Jésus, c’est-à-dire sa divinité. Le récit évangélique rappelle par son vocabulaire les manifestations du Seigneur Dieu dans les descriptions bibliques : la montagne, la nuée, la blancheur, le sommeil qui accable les disciples. La présence de Moïse et d'Élie, qui symbolisent pour le premier la Loi, et pour l'autre les prophètes, rappelle que Jésus récapitule toute l'histoire du peuple d'Israël.
Mais au-delà d'une vision aussi éblouissante qu'impressionnante, le plus important est la voix qui se fait entendre du ciel : « Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi : écoutez-le ! » Aussi grandes qu'aient pu être, au cours de l'histoire biblique de l'Alliance, les figures de Moise et d'Élie, ceux-ci n'étaient que des hommes. Et si le peuple d'Israël est volontiers appelé « mon fils » quand la parole de Dieu se fait entendre par la bouche des prophètes ou par le chant des psaumes, Jésus, lui, est le Fils bien-aimé. Il est le sommet de la Révélation. *

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Homélie du dimanche 10 mars 2019

15 mars 2019

Bien chers frères,

Au moment de préparer cette homélie pour le premier dimanche de carême, j'ai pensé, plutôt que de commenter les trois tentations du Christ, qu'il convenait de revenir sur la condamnation pénale de l'archevêque de Lyon intervenue jeudi, condamnation avec sursis à 6 mois de prison pour non-dénonciation de mauvais traitement envers des mineurs, commis par un prêtre de son diocèse.

En annonçant qu'il allait rencontrer le pape François pour lui présenter sa renonciation à la charge d'archevêque de Lyon, Mgr Barbarin a commencé par exprimer sa compassion pour les victimes et leurs familles. Je voudrais moi aussi commencer par cela. Comme prêtre j'ai suffisamment reçu de confidences personnelles pour avoir appris que les blessures d'agression sexuelle sur des mineurs sont atroces, destructrices, parfois inguérissables, et – je l'ajoute en frémissant, pas rares. Les instances juridiques et sociales chargées de la protection de l'enfance évaluent à 7 000 le nombre de mineurs victimes de viol, chaque année, en France. Il nous faut avoir beaucoup de compassion pour les victimes, favoriser et écouter longuement leurs paroles, les accompagner sur un chemin de guérison et de reconstruction qui peut être long.

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